Doc. 3 La nature participe-t-elle à la création des richesses?
Sur l'ensemble du globe, sur terre comme en mer, la
faune sauvage continue de mourir en silence, et rien
ne semble pouvoir stopper ce désastre. C'est le sombre
constat dressé par l'édition 2018 du rapport << Planète
vivante », que publie tous les deux ans le Fonds mondial
pour la nature (WWF), en partenariat avec la Société
zoologique de Londres.
Un chiffre résume la gravité de la situation : entre 1970
et 2014, les populations d'animaux vertébrés (mam-
mifères, oiseaux, poissons, reptiles et amphibiens) ont
chuté de 60 %. Le taux était de 58 % dans le rapport de
2016, et de 52 % dans celui de 2014. [...]
Encore faudrait-il que les alertes des scientifiques
soient relayées par les gouvernements. Pour inciter
ceux-ci, jusqu'ici indifférents ou presque à la dispari-
tion du vivant, à réagir enfin, le rapport avance un autre
chiffre. Les services rendus à l'humanité par la nature -
par exemple par les insectes et les oiseaux pollinisateurs
dont dépend un tiers de la production alimentaire
sont estimés à 125 000 milliards de dollars par an
(110000 milliards d'euros), soit environ 1,5 fois le Produit
intérieur brut mondial. [...] La vie n'a pas de prix, mais lui
donner une valeur aidera peut-être à la sauver.
Pierre Le Hir, « Le déclin ininterrompu de la faune sauvage »>,
Le Monde, 20 octobre 2018.
Questions
1. Comment est mesurée la richesse produite par la nature dans cet article?
2. Pour quelle raison l'association WWF propose-t-elle une mesure de la contribution de la nature à la production de richesse ?